Écriture féminine :
corporalitatea și construcția socială a feminității în literatura franceză contemporană
Abstract
Cet article propose une réflexion sur la place du corps dans l’écriture féminine et sur la manière dont la corporalité devient un lieu d’expression et de mise en forme de la féminité dans la littérature française contemporaine. L’étude s’appuie sur l’analyse de deux textes d’Annie Ernaux, Passion simple et L’Événement, considérés comme représentatifs d’une écriture qui articule
étroitement expérience intime et dimension sociale. En s’inscrivant dans la continuité des apports de la théorie féministe française, l’article envisage l’écriture féminine non comme une catégorie stylistique figée ou biologiquement déterminée, mais comme une pratique discursive où le corps intervient activement dans la construction du récit. Les expériences corporelles, désir, attente, douleur, vulnérabilité, y sont envisagées comme des vecteurs de sens qui influencent
l’organisation du discours, la temporalité narrative et la posture énonciative. À travers l’étude comparée des deux oeuvres, l’article met en évidence des modalités différentes de l’expérience corporelle féminine, allant de l’intériorisation passionnelle à l’épreuve traumatique, et montre comment ces expériences se traduisent en choix formels et discursifs. Il s’agit ainsi de proposer une lecture de l’écriture féminine comme espace de négociation entre corps, langage et
construction sociale de la féminité.